#Immunothérapie et effets secondaires: la #vitamine D réduit de 65% le risque de #colite

Postado em

Boston, Etats-Unis — Une étude publiée ce 22 juin dans la revue Cancer incluant 213 patients traités par immunothérapie pour un mélanome, révèle que la prise de vitamine D réduit de 65% le risque de colite, un effet secondaire lié au traitement[1]. C’est la première étude qui démontre le bénéfice d’une intervention simple, peu coûteuse et sans corticoïdes pour réduire un effet secondaire associé aux anti-PD1 et anti-CTLA4, dont on sait que de façon générale, ils peuvent occasionner des problèmes rhumatologiques, hépatiques, gastro-intestinaux, endocriniens, etc. Les anticiper ou les réduire est tout bénéfice pour le patient…

L’immunothérapie à base d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) a révolutionné le traitement de plusieurs cancers dont le cancer bronchique non à petites cellules, le mélanome et le cancer rénal en termes d’allongement de la survie sans progression et de la survie globale. Ce bénéfice s’observe parfois au détriment de certains effets secondaires liés au traitement(ir-AEs), à localisations variables, rhumatologique, hépatique, gastro-intestinale, endocrinienne etc., le plus souvent gérables par des corticoïdes. Dans certains cas, la survenue d’un effet secondaire est même annonciatrice d’une réponse favorable à l’immunothérapie. Il n’en reste pas moins qu’anticiper ces ir-AEs ou les réduire est tout bénéfice pour le patient.

Deux cohortes confirment la réduction du risque

Dans cette optique, cette équipe[1] du Dana-Farber Cancer Institute a constitué une cohorte exploratoire de 213 patients avec un mélanome, traités par ICI, un anti-PD1 ou un anti-CTLA-4 ou une association des 2. Les caractéristiques cliniques et biologiques de ces patients ont été recensées. En substance, 37 (17%) ont développé une colite liée au traitement. Avant la prise d’ICI, 31% des patients recevaient une supplémentation en vitamine D. En analyse multivariée, l’usage de la vitamine D est associé à une réduction significative de 65%  de développer une colite (OR = 0,35). Sur cette base, le lien entre la prise de vitamine D et une réduction de la colite a été recherché dans une cohorte de confirmation incluant 269 patients dont 49 avaient développé une colite (29%). Sous vitamine D, le risque est réduit de 54% (OR = 0,46). Un RNL ≥ 5 (rapport neutrophiles/lymphocytes) prédit la réduction du risque de colite (OR = 0,34) mais seulement dans la cohorte exploratoire.

Une idée facile à mettre en place 

C’est la première étude qui rapporte le bénéfice de la vitamine D pour diminuer l’effet secondaire colite relié au traitement par ICI. Le résultat va dans le sens de travaux antérieurs sur cet usage prophylactique de la vitamine D notamment dans la colite ulcéro-hémorragique et la maladie du greffon contre l’hôte. Ces résultats sont importants car ils suggèrent qu’une intervention aussi simple et peu coûteuse qu’est la prise de vitamine D prévient un ir-AE classique de l’immunothérapie.

C’est une façon de renforcer l’adhérence au traitement en se rappelant que la dose quotidienne recommandée de vitamine D est de 600 à 800U/j et qu’un surdosage expose à une hypercalcémie et des conséquences cardiologiques et rénales.

Cet article a été initialement publié sur https://www.mediquality.net/, du groupe Medscape.

 

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